Permis de travail en Suisse : quel permis L, B, G ou C selon votre situation ?

Guide pratique · Travailler en Suisse

Permis de travail en Suisse : quel permis L, B, G ou C selon votre situation ?

Pour travailler en Suisse, une personne étrangère doit disposer de l’autorisation adaptée ou, dans certains cas de courte durée, faire l’objet d’une annonce. Le bon régime dépend surtout de votre nationalité, de votre lieu de résidence et de la durée du contrat. Ce guide explique les permis L, B, G et C, les conditions applicables aux ressortissants UE/AELE et aux ressortissants d’États tiers, ainsi que les démarches à effectuer avant de commencer une activité.

Romain Prieur, expert-comptable diplômé fédéral

Par Romain Prieur, expert-comptable diplômé

16 min de lecture · Mis à jour le 30 août 2026

L’essentiel

En bref

Le permis dépend de votre situation concrète. Un contrat de travail est indispensable, mais il ne suffit pas toujours à lui seul pour commencer à travailler.

Avant de continuer, trois expressions à connaître : « UE/AELE » désigne ici les ressortissants des pays de l’Union européenne ainsi que de l’Islande, du Liechtenstein et de la Norvège. Un « État tiers » est un pays qui ne fait pas partie de cet ensemble. Depuis le Brexit, le Royaume-Uni est traité comme un État tiers pour les nouvelles admissions. Enfin, une « activité lucrative » est simplement un travail salarié ou une activité indépendante exercée contre rémunération.

  • Activité de trois mois au maximum : un salarié UE/AELE engagé par un employeur suisse relève en principe de la procédure d’annonce en ligne, sans permis L, B ou G.
  • Permis L UE/AELE : il correspond généralement à un contrat de plus de trois mois et de 364 jours au maximum. Sa validité suit celle du contrat.
  • Permis B UE/AELE : il est en principe délivré pour un contrat d’au moins un an ou de durée indéterminée. Il est valable cinq ans, sous réserve que les conditions restent remplies.
  • Permis G UE/AELE : il concerne le frontalier qui réside dans un État UE/AELE, travaille en Suisse et retourne à son domicile principal à l’étranger au moins une fois par semaine.
  • Permis C : il s’agit d’une autorisation d’établissement obtenue après plusieurs années de séjour régulier. Ce n’est pas le permis demandé pour un premier emploi en Suisse.
  • Ressortissants d’États tiers : l’accès est plus restrictif. L’employeur doit notamment démontrer le besoin économique, respecter la priorité du marché suisse et UE/AELE, et déposer une demande soumise aux contingents.

Mise à jour 2026

Quelles sont les nouveautés concernant les permis de travail en 2026 ?

Les règles de base des permis L, B, G et C n’ont pas été entièrement refondues. Plusieurs changements récents ont toutefois une conséquence pratique pour les travailleurs et les employeurs.

  • Aucun contingent n’a été réintroduit pour les ressortissants croates en 2026 : les seuils permettant de réactiver la clause de sauvegarde n’ont pas été atteints. La Croatie continue donc de bénéficier de la pleine libre circulation des personnes, comme les autres États de l’UE.
  • Les contingents 2026 pour les États tiers restent inchangés : la Suisse peut délivrer au maximum 4 500 permis B et 4 000 permis L à des travailleurs qualifiés ou spécialistes ressortissants d’États tiers. Un contingent est un nombre maximal d’autorisations disponibles pour l’année ; il ne garantit pas l’acceptation d’un dossier individuel.
  • Le Royaume-Uni conserve un contingent séparé en 2026 : 2 100 permis B et 1 400 permis L sont prévus pour les ressortissants britanniques nouvellement admis à travailler en Suisse.
  • La procédure d’annonce est désormais centralisée sur EasyGov : depuis le 17 mars 2025, les annonces d’activités lucratives de courte durée se font exclusivement sur ce portail fédéral.

À surveiller, mais pas encore en vigueur : en août 2026, une commission du Conseil national a soutenu un projet de réforme. Celui-ci faciliterait l’accès au marché du travail pour certains ressortissants d’États tiers formés en Suisse et pour des bénéficiaires du statut S. Le Parlement doit encore traiter le projet. Il ne faut donc pas l’utiliser aujourd’hui comme base pour commencer une activité ou demander un permis.

Quel permis faut-il pour travailler en Suisse ?

Avant de remplir un formulaire, identifiez trois éléments :

  • votre nationalité : UE/AELE ou État tiers ;
  • votre lieu de vie principal : en Suisse ou à l’étranger ;
  • la durée prévue de votre contrat ou de votre activité.

Ces trois réponses permettent généralement d’identifier le régime applicable.

Si vous préparez plus largement votre arrivée, consultez aussi notre guide pour travailler en Suisse lorsqu’on est français et notre dossier consacré au contrat de travail suisse.

Situation Régime principal Condition déterminante Validité ou démarche
Salarié UE/AELE, activité de trois mois au maximum Procédure d’annonce Contrat court auprès d’un employeur suisse Annonce en ligne par l’employeur, au plus tard la veille du début de l’activité
Salarié UE/AELE qui s’installe en Suisse Permis L Contrat de plus de trois mois et de 364 jours au maximum Validité alignée sur le contrat
Salarié UE/AELE qui s’installe en Suisse Permis B Contrat d’au moins un an ou de durée indéterminée Cinq ans en principe
Travailleur UE/AELE domicilié à l’étranger Permis G Emploi ou activité indépendante en Suisse et retour hebdomadaire au domicile principal Durée du contrat si celui-ci est inférieur à un an, cinq ans s’il dure au moins un an
Ressortissant d’un État tiers recruté en Suisse Permis L ou B selon la décision Qualification, intérêt économique, priorité du marché du travail et contingent disponible Demande déposée par l’employeur avant l’entrée et la prise d’emploi
Personne établie durablement en Suisse Permis C Séjour régulier et conditions d’établissement Durée indéterminée, avec contrôle périodique

Ce tableau donne le cadre général. La décision et les formalités relèvent des autorités cantonales. Une profession réglementée, par exemple dans certains métiers de la santé, peut aussi nécessiter une reconnaissance de diplôme ou une autorisation professionnelle distincte.

S’installer en Suisse pour travailler : permis L ou permis B

Une personne qui souhaite vivre et travailler en Suisse demande une autorisation de séjour avec activité lucrative dans son canton de résidence. Pour les ressortissants UE/AELE, le choix entre le permis L et le permis B dépend principalement de la durée du contrat.

Le permis L UE/AELE pour une activité de courte durée

Le permis L est une autorisation de courte durée. Il est généralement délivré lorsque le contrat dure plus de trois mois, mais au maximum 364 jours. Sa validité correspond à celle du contrat. Un contrat de six mois donne donc en principe lieu à une autorisation de six mois.

Pour une activité salariée de trois mois au maximum pendant l’année civile, il n’est normalement pas nécessaire de demander un permis L UE/AELE. L’employeur doit utiliser la procédure d’annonce décrite plus bas.

Le permis B UE/AELE pour un séjour durable

Le permis B est délivré aux ressortissants UE/AELE qui présentent un contrat de travail d’au moins 365 jours ou de durée indéterminée. Il est valable cinq ans et peut être prolongé si les conditions restent remplies.

Les permis L et B accordés à des travailleurs UE/AELE bénéficient de la mobilité professionnelle et géographique. Ils ne sont en principe liés ni à un employeur précis ni à un seul canton. Les changements doivent néanmoins être annoncés selon les règles de l’autorité cantonale compétente.

Les ressortissants croates bénéficient à nouveau de la pleine libre circulation depuis le 1er janvier 2025. Le 14 janvier 2026, le Conseil fédéral a confirmé qu’aucun contingent ne serait réintroduit en 2026, car les seuils de la clause de sauvegarde n’avaient pas été atteints. L’ancienne mention de restrictions particulières pour la Croatie n’est donc plus actuelle.

Quelles démarches pour un permis L ou B UE/AELE ?

  1. Obtenir un contrat de travail signé ou une attestation d’engagement.
  2. S’annoncer auprès de l’autorité du futur canton de résidence et déposer la demande avant de commencer l’activité.
  3. Joindre les documents demandés, notamment une pièce d’identité, le contrat et les justificatifs de logement requis.
  4. Respecter les éventuelles exigences propres à une profession réglementée.

À Genève, la demande peut être déposée en ligne ou par courrier auprès de l’Office cantonal de la population et des migrations (OCPM). Le formulaire M reste disponible pour les demandes envoyées par courrier. Pour un dossier UE/AELE complet, l’activité peut en principe commencer dès le dépôt, sauf lorsqu’une autorisation professionnelle supplémentaire est requise. Les règles pratiques peuvent différer dans un autre canton.

Selon les délais publiés par l’OCPM le 24 août 2026, une première demande avec activité lucrative prend en moyenne six à huit semaines à Genève. Ce délai moyen concerne aussi bien les ressortissants UE/AELE que les ressortissants extra-européens. Il reste indicatif et ne détermine pas si l’activité peut commencer avant la délivrance du titre.

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Permis B en Suisse : conditions, démarches et impôt à la source

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Travailler en Suisse lorsqu’on est ressortissant d’un État tiers

Les personnes qui ne sont pas ressortissantes d’un pays de l’UE ou de l’AELE ne bénéficient pas de la libre circulation. Le Royaume-Uni relève aussi de ce régime depuis le 1er janvier 2021, sous réserve des droits acquis dans certaines situations antérieures au Brexit.

L’accès au marché suisse est limité. En pratique, les autorités admettent surtout des cadres, des spécialistes et d’autres profils qualifiés. Un diplôme ne garantit toutefois pas l’obtention d’un permis. Le dossier est évalué dans son ensemble.

Pour 2026, le plafond national est fixé à 8 500 autorisations pour les travailleurs qualifiés et spécialistes d’États tiers : 4 500 permis B et 4 000 permis L. Ces chiffres représentent un maximum pour l’ensemble de la Suisse, pas un droit individuel au permis. Les ressortissants britanniques disposent d’un contingent distinct de 2 100 permis B et 1 400 permis L.

Les principales conditions d’admission

  • L’engagement doit servir les intérêts économiques de la Suisse.
  • L’employeur doit démontrer qu’il n’a pas trouvé de candidat adéquat en Suisse ou sur le marché UE/AELE.
  • Le salaire et les conditions de travail doivent respecter les usages du lieu et de la profession.
  • Les qualifications et l’expérience du candidat doivent correspondre au poste.
  • Un contingent de permis L ou B doit être disponible.
  • Selon la nationalité, un visa d’entrée peut être requis en plus de l’autorisation de travail.

Qui dépose la demande et combien de temps prévoir ?

Le futur employeur dépose la demande auprès de l’autorité cantonale du marché du travail. Après l’examen cantonal, une approbation fédérale peut être nécessaire. Le salarié ne doit pas commencer à travailler avant d’avoir reçu les autorisations exigées.

Le Secrétariat d’État aux migrations indique qu’un dossier complet nécessite généralement six à huit semaines, mais le délai réel dépend du canton, de la complexité du cas et des documents manquants. Il est donc prudent de lancer la procédure suffisamment tôt et de ne pas promettre une date de début tant que la décision n’est pas confirmée.

Les critères détaillés sont présentés par le Secrétariat d’État aux migrations. Une situation individuelle doit être vérifiée auprès de l’autorité compétente.

Travailler en Suisse comme frontalier : le permis G

Le permis G est l’autorisation frontalière. Il s’adresse à la personne qui conserve son domicile principal à l’étranger tout en exerçant une activité salariée ou indépendante en Suisse. Le frontalier doit retourner à son domicile principal au moins une fois par semaine.

Permis G pour les ressortissants UE/AELE

Un ressortissant UE/AELE peut résider dans n’importe quelle région de l’UE/AELE et travailler sur l’ensemble du territoire suisse. Les anciennes zones frontalières ont été supprimées pour cette catégorie.

Si le contrat dure plus de trois mois mais moins d’un an, la validité du permis G correspond à la durée du contrat. Pour un contrat d’au moins un an ou de durée indéterminée, le permis est valable cinq ans. Une activité de trois mois au maximum relève en principe de la procédure d’annonce.

Comment demander un permis G ?

La demande est déposée dans le canton où l’activité sera exercée, avant le début du travail. Selon le canton, elle est effectuée par l’employeur, le travailleur ou par l’intermédiaire d’une plateforme cantonale.

À Genève, la demande salariale UE/AELE s’effectue en ligne. Les pièces usuelles comprennent une copie couleur de la pièce d’identité, une photo et une attestation de l’employeur ou le contrat de travail. Tout changement d’employeur, de lieu d’activité ou cessation des rapports de travail doit être annoncé dans le délai fixé par le canton.

L’OCPM indiquait, au 24 août 2026, un délai moyen de trois mois pour une demande de permis frontalier à Genève. Pour un frontalier UE/AELE, un dossier complet permet toutefois de commencer l’activité dès son envoi à l’office. Cette possibilité ne doit pas être transposée à un ressortissant d’État tiers.

Le permis n’est qu’une partie du statut de frontalier. L’imposition dépend notamment du canton de travail. Pour Genève, consultez notre guide sur l’impôt à la source et les conditions du statut de quasi-résident.

Et pour une activité indépendante ?

Un ressortissant UE/AELE peut aussi demander un permis G pour exercer une activité indépendante dont le siège se trouve en Suisse. Il doit démontrer que l’activité est réelle et disposer d’une adresse professionnelle adaptée.

Si vous préparez ce type de projet, nos guides expliquent comment devenir indépendant en Suisse, créer une raison individuelle, rédiger un business plan et choisir une adresse de domiciliation à Genève.

Permis G pour les ressortissants d’États tiers

Les conditions sont nettement plus strictes. La personne doit disposer d’un droit de séjour durable dans un pays voisin et être domiciliée depuis au moins six mois dans la zone frontalière concernée. Les critères du marché du travail applicables aux États tiers restent exigés. L’autorisation initiale est en principe valable un an, limitée à la zone frontalière du canton qui l’a délivrée, et un changement d’emploi ou de profession nécessite une autorisation.

Pour un dossier genevois, consultez la démarche officielle relative au permis G des ressortissants hors UE/AELE.

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Permis G : comment travailler en Suisse en étant frontalier ?

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Travailler jusqu’à 90 jours : quand la procédure d’annonce suffit-elle ?

L’absence de permis pour une activité courte ne signifie pas toujours l’absence de formalité. Il faut distinguer une embauche par une entreprise suisse d’une mission temporaire effectuée pour une entreprise étrangère.

Contrat de trois mois au maximum avec un employeur suisse

Un ressortissant UE/AELE engagé directement par une entreprise suisse pour trois mois au maximum relève en principe de la procédure d’annonce. L’employeur doit transmettre l’annonce au plus tard la veille du premier jour de travail.

Travailleur détaché ou prestataire indépendant

Un travailleur « détaché » reste salarié d’une entreprise située à l’étranger, qui l’envoie temporairement effectuer une mission en Suisse. Le régime des prestations de services jusqu’à 90 jours concerne principalement :

  • les travailleurs détachés par une entreprise établie dans l’UE/AELE ;
  • les prestataires de services indépendants ressortissants UE/AELE dont l’entreprise est établie dans l’UE/AELE.

Pour ces prestations, une activité prévue pour huit jours au maximum dans l’année civile peut généralement être effectuée sans annonce. Si la durée prévue ou cumulée dépasse huit jours, l’activité doit être annoncée dès le premier jour, au moins huit jours avant le début des travaux. Le décompte concerne à la fois l’entreprise étrangère et le travailleur détaché.

Dans certains secteurs, l’annonce est obligatoire dès le premier jour. C’est notamment le cas de la construction, de l’hôtellerie-restauration, du nettoyage, de la sécurité et de l’aménagement paysager. Lorsqu’elle est requise, elle doit là aussi être déposée au moins huit jours avant le début de la mission, sauf urgence admise par l’autorité.

Un ressortissant d’État tiers peut être détaché par une entreprise UE/AELE seulement s’il est déjà intégré durablement au marché du travail de cet État, en principe depuis au moins douze mois.

Depuis 2025, la déclaration se fait sur EasyGov. Les conditions et l’accès à la plateforme sont regroupés sur la page officielle du SEM consacrée à la procédure d’annonce pour les activités lucratives de courte durée.

Cas particulier du Royaume-Uni : l’accord temporaire sur la mobilité des fournisseurs de services permet encore, jusqu’au 31 décembre 2029, d’utiliser une procédure proche pour certaines prestations de services venant du Royaume-Uni. En revanche, un ressortissant britannique engagé directement par un employeur suisse, même pour trois mois au maximum, a besoin d’une autorisation de travail.

Cette procédure ne peut donc pas être utilisée pour toutes les catégories de personnes. Un ressortissant d’un État tiers engagé directement par un employeur suisse ne doit pas supposer qu’une simple annonce suffit. Son employeur doit vérifier le régime applicable avant toute prise d’emploi.

Permis C : en quoi diffère-t-il du permis B ?

Le permis B est une autorisation de séjour liée à un but précis, par exemple l’exercice d’une activité lucrative. Le permis C est une autorisation d’établissement de durée indéterminée. Son titulaire n’est en principe soumis à aucune limitation liée au marché du travail.

Le permis C n’est pas accordé simplement parce qu’un contrat est à durée indéterminée. Il peut être obtenu après un séjour régulier et ininterrompu de cinq ou dix ans, selon la nationalité, les accords applicables et le respect des conditions d’établissement. Certaines nationalités UE/AELE bénéficient d’un délai de cinq ans en vertu d’accords d’établissement, tandis que d’autres personnes relèvent généralement d’un délai de dix ans.

Pour une première installation professionnelle, il faut donc regarder le permis L ou B. Le permis C intervient plus tard dans le parcours de séjour.

La checklist avant de déposer une demande

  1. Identifier le régime de nationalité : UE/AELE ou État tiers.
  2. Choisir le lieu de résidence : installation en Suisse ou maintien du domicile principal à l’étranger.
  3. Vérifier la durée du contrat : trois mois au maximum, jusqu’à 364 jours, ou au moins un an.
  4. Identifier le canton compétent : canton de résidence pour un permis L ou B, canton de travail pour un permis G.
  5. Préparer les pièces : identité, contrat ou attestation d’engagement, photo, logement et documents supplémentaires demandés par le canton.
  6. Vérifier la profession : une activité réglementée peut demander une reconnaissance de diplôme ou une autorisation séparée.
  7. Ne pas commencer trop tôt : respecter la confirmation ou le droit de débuter prévu par le régime et par le canton.

Sources officielles à consulter

FAQ sur les permis de travail en Suisse

Un contrat de travail suisse suffit-il pour commencer à travailler ?

Non. Le contrat permet de déterminer l’autorisation, mais la personne doit aussi obtenir le permis requis ou faire l’objet de la procédure d’annonce. Pour un ressortissant d’un État tiers, l’employeur doit attendre l’autorisation avant le début du travail. Pour un ressortissant UE/AELE, le droit de commencer après le dépôt dépend du régime, du canton et d’une éventuelle profession réglementée.

Quelles sont les différences entre les permis L, B, G et C ?

Le permis L couvre un séjour de courte durée, généralement jusqu’à 364 jours pour un travailleur UE/AELE. Le permis B correspond à un séjour plus durable et, pour un salarié UE/AELE, à un contrat d’au moins un an ou de durée indéterminée. Le permis G est destiné au frontalier qui conserve son domicile principal à l’étranger et y retourne au moins chaque semaine. Le permis C est une autorisation d’établissement obtenue après plusieurs années de séjour.

Comment obtenir un permis L ou B lorsqu’on est citoyen UE/AELE ?

Il faut disposer d’un contrat ou d’une attestation d’engagement, puis déposer une demande auprès de l’autorité du canton où l’on va résider. La durée du contrat détermine généralement le permis L ou B. À Genève, la demande peut être déposée en ligne ou avec le formulaire M.

Quelles conditions s’appliquent aux ressortissants d’États tiers ?

L’employeur doit déposer la demande et démontrer que l’engagement sert les intérêts économiques de la Suisse, qu’aucun candidat adéquat n’a été trouvé sur les marchés suisse et UE/AELE, et que les conditions salariales sont conformes. Le candidat doit présenter les qualifications adaptées et un contingent doit être disponible.

Quelle est la durée du permis G et comment le demander ?

Pour un ressortissant UE/AELE, le permis G suit la durée du contrat lorsque celui-ci dure plus de trois mois mais moins d’un an. Il est valable cinq ans pour un contrat d’au moins un an ou de durée indéterminée. La demande doit être déposée dans le canton de travail avant le début de l’activité.

Faut-il un permis pour travailler moins de 90 jours en Suisse ?

Un salarié UE/AELE engagé par une entreprise suisse pour trois mois au maximum n’a en principe pas besoin d’un permis L, B ou G, mais son employeur doit effectuer une annonce en ligne. Cette règle ne s’étend pas automatiquement à tous les ressortissants d’États tiers ni à toutes les prestations de services.

Peut-on changer d’employeur avec un permis suisse ?

Les titulaires UE/AELE d’un permis L, B ou G bénéficient en principe de la mobilité professionnelle, mais le changement doit être annoncé selon les règles cantonales. Pour un ressortissant d’un État tiers, le permis peut être lié à l’employeur et une nouvelle autorisation peut être nécessaire avant le changement.

Choisir le bon permis avant de commencer

Le permis de travail suisse ne se choisit pas uniquement selon le nom du document. Il faut croiser la nationalité, le lieu de résidence, la durée du contrat, le canton compétent et la nature de l’activité. Pour une situation salariée ou migratoire personnelle, l’autorité cantonale reste l’interlocuteur qui peut confirmer la démarche et les pièces exigées.

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Romain Prieur

Romain est le fondateur de la Fiduciaire Karpeo à Genève. Il est expert-comptable diplômé et participe activement à la formation des futurs experts-comptables via son rôle de chargé de cours auprès de EXPERTsuisse. Romain est également le co-fondateur de la plateforme entreprendre.ch qui permet la création d'entreprises en Suisse.