S’associer en entreprise – 10 conseils pour réussir

Associer entreprise 10 conseils

S’associer dans une entreprise – Les conseils de la fiduciaire Karpeo

Pour parvenir à une association durable et stable il faut prévoir des bases solides en amont. Les équipes Karpeo ont mis sur pied 10 recommandations qui pourront vous aider dans votre processus de création d’entreprise et d’association.

N’oubliez pas, vos associés vous accompagneront pour longtemps dans le développement de votre projet commun. Il est donc important de bien réfléchir à toutes les éventualités avant de vous lancer. Un peu comme pour un mariage !

1. S’associer pour de bonnes raisons

Pour quelles raisons souhaitez-vous vous associer ? L’objectif d’une association est de développer votre entreprise, par exemple en réunissant des compétences variées et complémentaires. Très souvent s’associer se fait sans vraiment envisager les bonnes raisons : vous souhaitez faire plaisir à quelqu’un ou vous souhaitez remédier à la solitude de l’entrepreneur. Or, ce ne sont pas là les meilleures raisons qui soient pour s’associer.

Il y a pourtant certaines solution qui peuvent vous éviter une mauvaise association. Vous vous sentez seul, consultez un coach. Vous avez besoin d’un financement, votre banque est là pour vous aider dans ce cas, car faire un emprunt, même des moindres sera plus intéressant avec un meilleur retour sur investissement. Et en tout cas, ce sera mieux que d’ouvrir votre capital.

2. Déterminer un équilibre entre temps de travail, rémunération et partage du capital entre associés

Nombreuses peuvent être les frustrations lorsque cet équilibre entre chaque associé n’est pas clair ou pas suffisamment défini. L’un peut avoir le sentiment d’être lésé par rapport à l’autre. Il peut s’agit d’un temps de travail inégal entre les parties, d’une productivité plus conséquente de l’un par rapport à l’autre, de prospects ou clients émanant plus de l’un que de l’autre. Il peut également d’agir d’une différence en terme de parts détenues dans l’entreprise pour un temps de travail égal à celui qui en possède plus.

Prenons l’exemple de deux associés détenant chacun 50 % des parts : l’un est inactif contrairement à l’autre. Le premier étant actif, et en tant que gérant travaille un nombre d’heures conséquent alors qu’il ne peut pas se rémunérer car la trésorerie est insuffisante. Le second, quant à lui, en tant qu’associé dormant n’a aucun rôle dans l’entreprise. Le premier aura forcément le sentiment d’être lésé et de travailler pour le second à titre gratuit. Dans le même cas de figure, si l’un des associés est accaparé par sa vie de famille, il ne sera pas en mesure d’allouer un temps de travail équivalent à celui de son associé qui lui n’a aucune charge de famille. Ce genre d’exemple peut sembler tiré par les cheveux. C’est pourtant la réalité de nombreux entrepreneurs qui se lancent avec des associés sans avoir discuté au préalable de temps de travail.

S’agissant des rémunérations de chacun, elles doivent être justes et équitables. Elle peuvent également être fondées sur la productivité des parties ou encore sur des objectifs de chiffre d’affaires réalisés individuellement.

3. Définir un rôle clair pour chaque associé

Lorsque les associés sont tous actifs dans l’entreprise les responsabilités doivent être clairement établies dès le départ afin d’assurer un bon équilibrage des tâches pour chacun. L’objectif : qu’aucun associé ne se sente défavorisé par rapport à l’autre ou aux autres s’ils sont plusieurs. Quelles sont les responsabilités à définir ? Par exemple la partie commerciale,  la communication, la comptabilité et les finances ou ce qui a trait au secteur informatique.

4. Évaluer et estimer le savoir-faire, les compétences et les atouts des parties

Chacune des parties doit être claire vis-à-vis de son associé pour qu’ensemble ils puissent mesurer leur potentiel personnel tout en ayant connaissance de la personnalité de l’autre. Pour se faire, un échange franc doit s’établir, parfois même en présence d’un tiers apte à animer le débat. Cette discussion permettra d’établir aussi bien les points que les points faibles des deux côtés. Elle permettra également de mettre en exergue les complémentarités existantes.

Autant de points à distinguer pour parvenir à un bon équilibre global ainsi qu’un intérêt commun. Quoi qu’il en soit, l’apport de l’un ne doit pas être excessif par rapport à celui de l’autre.

5. Déterminer des dispositions de gestion claires

Les différents associés doivent être en accord aussi bien en ce qui concerne les objectifs stratégiques que la gestion globale de l’entreprise. Le but : garantir une bonne entente et surtout une entente durable entre eux. Pour ce faire, ils devront prévoir des réunions régulières leur permettant de s’exprimer quant aux éventuels points de divergence. Cela ne pourra être que bénéfique dans la bonne marche de l’entreprise. En cas de malentendus ou de dissensions complexes, faire appel à une personne extérieure tel un CFO externe peut amener à une bonne médiation entre les associés.

S’associer est une étape importante dans le développement de son entreprise. Votre fiduciaire Karpeo vous accompagne dans ces décisions importantes.

 

6. Adopter une attitude bienveillante

Pour une entente pérenne entre les associés, la communication se doit d’être cordiale, bienveillante et franche entre les parties, et les uns envers les autres. Il s’agit de s’exprimer sans rester sur des non-dits et sans avoir de réactions excessives de manière à préserver le respect et la confiance cimentant l’association.

7. Considérer les conditions d’une éventuelle séparation et établir un protocole d’accord

Afin que le déroulé d’une possible séparation des associés se passe bien, il est judicieux de le prévoir dès le début de l’association en élaborant un pacte d’actionnaire listant les différentes conséquences et conditions liées au rachat ou à la revente des parts.

Ce pacte permettra au moment opportun d’écarter les blocages s’il y a une situation contentieuse entre les associés puisque les points auront été établis au moment de l’association. C’est une manière d’anticiper toute situation à venir. Il est recommandé de se faire aider par un avocat pour élaborer ce pacte d’associés. Notre fiduciaire propose des modèles de conventions entre associés qui vous permettront de bien débuter votre relation de collaboration.

8. Accepter que le chef d’entreprise soit l’un des associés

Il peut s’avérer utile, voire indispensable, que l’un des associés soit identifié comme étant le dirigeant de l’entreprise. Le rôle des autres associés pourra être défini et délimité selon leurs compétences ainsi qu’en fonction des sujets importants.

9. S’associer en famille ou en couple, un piège à éviter

L’équilibre professionnel et l’équilibre familial ne font pas toujours bon ménage. Les perturbations de l’un se mêlent très souvent à l’autre, ce qui mène fréquemment à des dissensions au sein de la famille ou du couple. S’associer avec des personnes dont le temps partagé se limite au travail et qui sont moins proches de vous émotionnellement est donc particulièrement recommandé.

10. Se faire accompagner par des professionnels

Dernier conseil : n’hésitez pas à faire appel à des professionnels pour vous accompagner dans la gestion de votre entreprise. Créer une entreprise avec plusieurs associés demande du temps et l’implication de tout les membres de l’équipe pour le développement de l’entreprise.

En faisant appel à des professionnels, vous pourrez vous libérer de certaines taches chronophages telles que la tenue de comptabilité et ainsi libérer du temps pour développer au mieux votre business et ainsi améliorer au quotidien la relation entre chacun des associés.

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Romain Prieur
romain.prieur@karpeo.ch

Romain est le fondateur de la Fiduciaire Karpeo à Genève. Il est expert-comptable diplômé et participe activement à la formation des futurs experts-comptables via sont rôle de chargé de cours auprès de EXPERTsuisse. Romain est également le co-fondateur de la plateforme entreprendre.ch qui permet la création d'entreprises en Suisse.