Ma vision du métier
D’un Big Four à une fiduciaire digitale
Pourquoi j’ai créé Karpeo après huit ans d’audit chez PwC, et ce que je veux changer dans le métier de fiduciaire en Suisse.
Le métier de fiduciaire en Suisse n’a presque pas évolué
Le métier de fiduciaire en Suisse n’a presque pas évolué depuis trente ans. La tarification se fait à l’heure, rarement transparente. Les comptes annuels arrivent souvent six mois après la clôture. Le conseil entre deux bouclements est minimal.
Karpeo a été créé pour proposer aux PME romandes l’inverse de ce schéma : un forfait défini à l’avance, un reporting financier en continu, et un partenaire qui répond dans la journée plutôt que dans la semaine.
« Le conseil entre deux bouclements est minimal. Karpeo a été créé pour proposer l’inverse. »
Ce que m’a appris l’audit chez PwC
Mon parcours d’audit chez PwC Suisse, où j’ai passé huit ans avant de fonder Karpeo, m’a formé sur les standards techniques les plus exigeants (audits financiers selon les IFRS et les Swiss GAAP RPC, dossiers fiscaux complexes, consolidations multi-entités). C’est aussi pendant ces années, en cours d’emploi, que j’ai obtenu le diplôme fédéral d’expert-comptable en passant par EXPERTsuisse, après un Master en Finance à l’EDHEC.
Cette rigueur technique reste centrale dans le travail que mon équipe et moi faisons aujourd’hui chez Karpeo. Mais nous l’avons mise au service d’un public que les grands cabinets servent peu directement : les dirigeants de petites et moyennes structures qui veulent un reporting financier propre, des décisions fiscales optimisées dans le respect du droit suisse, et un interlocuteur réactif au quotidien.
L’extension Entreprendre.ch et YouTube
En 2020, j’ai prolongé cette logique en lançant Entreprendre.ch, plateforme dédiée à la création de société. Et c’est aussi pour répondre publiquement aux questions qui reviennent en consultation (arbitrage salaire/dividende, fiscalité du dirigeant, statut des frontaliers, optimisation de la prévoyance LPP) que j’ai créé en parallèle ma chaîne YouTube, où je publie régulièrement des analyses gratuites sur le droit comptable et fiscal suisse.